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samedi, 25 février 2006

Michelin sauvegarde les hévéas.

Au Brésil, Michelin entretient les deux dernières plantations d’hévéas du pays et y produit là une partie du caoutchouc naturel utilisé à la fabrication de ses pneus. Dans l’état de Bahia, a 200km de Salvador sur la côte Est, la plantation luxuriante d’Itubera s’étend sur 9000 ha dont 5500 plantés d’hévéas.

Dernier fabricant de pneumatiques à en cultiver au Brésil, la firme française n’emploie plus que 300 personnes contre 3000 il y a 15ans. Le terrain accidenté et un champignon dévastateur, le Microcyclus, ont rendu la culture plus que délicate, celle-ci n’ayant plus guère, à priori, d’intérêt économique avec seulement 700 tonnes produites par an.

La firme au Bibendum a donc réfléchi et a décidé de lancer le programme « Ouro verde Bahia » (or vert de Bahia) en 2003 pour tenter de sauver la forêt et les emplois. La société a vendu une partie de sa plantation à une douzaine de producteurs locaux, anciens employés, chargés d’exploiter des parcelles d’environ 400 ha chacun pour leur compte. Le reste est réservé à la recherche contre le champignon dont les 1ers résultats sur le terrain sont encourageants. Les nouveaux producteurs se sont engagés à renouveler les hévéas en utilisant des variété résistantes mises au point par Michelin.

Récompenser des employés très attachés à leur firme tout en étant rentable et écologiquement responsable , c’était le pari, en passe d’être réussi, de Michelin. Tout le monde est gagnant et des villages avec eau, électricité et tout-à–l’égout sortent de terre, des écoles et des dispensaires sont construits…et tout le monde en parle dans la presse et sur ses blogs.

Bref de la communication et une image de marque redorée à moindre frais ! Mais je n’ ai rien contre Michelin et encore moins d’actions en bourse donc j’en parle ici. Toute mesure allant dans le sens de la préservation des milieux naturels (on parle de plantations et non de forêt « naturelle » donc je mets quand même un bémol) ou du respect des populations à travers ce fameux commerce équitable est toujours bonne à prendre et à véhiculer. C’est du moins mon avis.

Mais peut-être suis-je trop naïf devant ce genre d’annonces ! Que voulez-vous, je fais confiance car je n’ai malheureusement pas la possibilité de me rendre sur place pour analyser ce phénomène et sûrement pas aussi les compétences. Les producteurs sont-ils pris en otages par Michelin en étant obligés d’acheter leurs hévéas à un certain prix ? Peuvent-ils fixer les prix de vente ? J’en doute mais que peut-on faire de mieux pour les populations dans ces régions reculées ? Je n’ai pas de réponses…

02:00 Publié dans Les Eco-Protecteurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nature, Produits Bio, michelin, hévéa, caoutchouc, bibendum

Commentaires

Oui, vous pouvez faire confiance ! J'y vis et je connais le sujet mieux que vous ! C'est bien exact que la plantation fut morcellée. Et je peux vous assurer que les nouveaux propriétaires (anciens employés) sont très satisfaits de leurs investissements qu'ils n'auraient jamais pu espérer faire sans l'aide importante de Michelin et qui, vous pouvez m'en croire, ne sont nullement "pris en otage" ! D'autre part, pourquoi ne pas continuer à parler de "plantation" ? Comment appelez-vous des hévéas plantés en alignement sur des centaines d'hectares ? Mais ce que vous oubliez ou que vous ignorez, c'est que cette plantation se situe au coeur de la "MATA ATLÂNTICA", la Forêt Atlantique, un couloir écologique de 3.000 ha hautement protégé par les soins de Michelin. C'est également cela le projet "OURO VERDE".

Ecrit par : Nicole | samedi, 19 janvier 2008

Merci Nicole pour vos précisions.

Comme je le sous-entend, je n'ai fait que synthétiser des informations venant de sources journalistiques et ne m'étant pas rendu sur place, je ne sais quelle est réellement la situation. Je me méfie toujours et ne crois que ce que je vois d'où mes interrogations.

Mais si vous connaissez mieux que moi le sujet, autant rectifier ici ou là, c'est fait pour.

Ecrit par : Michaël | mardi, 12 février 2008

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